12 millions de français touchés par la précarité énergétique

12 millions ne constituent pas le montant de la dernière cagnotte du loto mais, le nombre de français, qui vivent dans la précarité énergétique. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2014 malgré les différentes actions menées par le gouvernement.

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12 millions de français sont en situation de précarité.

La précarité énergétique un phénomène croissant

Environ 12 millions de français sont en situation de précarité énergétique, selon l’Observatoire National de la Précarité Energétique (ONPE). Ces personnes éprouvent des difficultés à s’acquitter de leurs factures de gaz et d’électricité. Elles consacrent 10 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques. Une somme, qui ne suffit pas pour avoir bien chaud. Près de 6 millions de ménages déclarent ressentir en permanence une sensation de froid liée à un système de chauffage défaillant ou à une mauvaise isolation. Dans la précédente enquête de l’ONPE, réalisée en 2014, la précarité énergétique touchait 5,1 millions de foyers soit 11,5 millions de personnes. Bruno Lechevin, le Président de l’ONPE, explique cette hausse de la précarité par deux éléments :

  • La crise économique, qui a impacté les familles les plus fragiles.
  • L’augmentation des prix de l’énergie.

Quelles sont les personnes les plus touchées ?

Les personnes les plus modestes, souffrent, sans surprise, de la précarité énergétique. Leur salaire moyen avoisine les 15 000 € par an, contre plus de 25 000 € pour la moyenne nationale. Le récent sondage du Médiateur national de l’énergie révèle que 8 % des ménages interrogés rencontrent des soucis pour payer l’addition. Pour limiter les dégâts, un tiers des français ont choisi de baisser le thermostat de quelques degrés. La précarité énergétique touche les familles pauvres mais pas seulement. 35 % des ménages en location sont concernés et 39 % résident dans un parc locatif social. Les personnes seules, les personnes âgées de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 30 ans et les familles monoparentales souffrent également de ce mal. Leur point commun, ils habitent, généralement, dans des logements anciens ou équipés d’un chauffage collectif.

Des mesures pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments

Seuls 12 % des propriétaires de leur habitation ont effectué des travaux de rénovation énergétique, d’après le rapport l’ONPE. Charles-André Bernard, économiste statisticien au CSTB, souligne que « 74 % des ménages en situation de précarité les ont réalisés sans aide ». L’État, par le biais de plusieurs dispositifs, les soutient, pourtant, dans leur projet.

Le chèque énergie

Le chèque énergie est, actuellement, testé dans quatre départements volontaires : le Pas-de-Calais, les Côtes d’Armor, l’Ardèche et l’Aveyron. Ce dispositif sera étendu à l’ensemble de la France d’ici 2018 et remplacera les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Il permettra d’épauler les ménages, quel que soit leur type de chauffage (électricité, gaz, fioul, bois, GPL), grâce au versement d’une aide, qui servira soit à payer les factures ou à effectuer des travaux. La somme allouée, chaque année, sera comprise entre 48 et 227 € en fonction des revenus du foyer.

Les autres types d’aides

Le gouvernement a mis en place de nombreuses subventions. Il faut, toutefois, les connaître. Leur objectif est d’encourager les français à améliorer l’efficacité énergétique de leur habitat. Ces travaux constituent la seule solution pour lutter contre la précarité énergétique.

L’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) a mis en place le programme « Habiter mieux », qui vient à la rescousse des propriétaires les plus modestes et des copropriétés dans le besoin. Elle a annoncé qu’elle souhaitait, au total, rénover 70 000 logements au cours de cette année !

Les éco-prêts à taux zéro (éco-PTZ) sont accordés aux propriétaires d’un logement ancien construit avant 1990. Ils permettent de financer de nombreux travaux dont l’isolation thermique, l’installation d’un ballon sanitaire alimenté par une énergie renouvelable (le chauffe-eau thermodynamique), le remplacement des équipements de chauffage vétustes, l’achat d’un système de régulation (le thermostat intelligent).

Le nombre de certificats d’économies d’énergie (CEE) devraient doublés entre 2018 et 2020. Ce précieux papier permet aux particuliers notamment de bénéficier de la Prime énergie pour financer leurs travaux de rénovation énergétique.

Le décret « décence »

Le décret « décence » fixe les caractéristiques d’un logement convenable telles que la sécurité physique et la santé du locataire. Un autre critère devrait être ajouter prochainement. Il porte sur la performance énergétique minimale d’un bâtiment. Ce texte est en cours d’examen devant le Conseil D’État.

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