Photovoltaïque : vente totale de l’électricité, partielle ou autoconsommation ?

Les panneaux photovoltaïques se déploient un peu partout en France. Ils permettent de produire, à l’échelle locale, de l’énergie renouvelable. Cette manne d’énergie n’est pas utilisée de la même façon d’une construction à l’autre. Elle peut être revendue totalement, partiellement ou servir à l’autoconsommation. Quelle que soit l’option choisie, les installations solaires permettent de réaliser des économies d’énergie.

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Produire sa propre électricité grâce aux pouvoirs du soleil.

Revendre l’énergie solaire produite

Les propriétaires de panneaux photovoltaïques peuvent vendre l’intégralité ou seulement une partie de l’électricité produite à EDF Obligation d’Achat (OA) ou aux entreprises locales de distribution (ELD). Le tarif de rachat est valable pour une durée de 20 ans à compter de la date de signature du contrat. Avant l’accord, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) fixe, chaque trimestre, le montant alloué. Ce dernier est déterminé en fonction du nombre de demandes de raccordement reçues par Enedis au cours de la période précédente.

Une installation photovoltaïque et quatre tarifs différents

En fonction de la nature et de la puissance des panneaux solaires, le prix ne sera pas le même. Alors, ouvrez l’œil ! Une erreur peut être vite commise. Par exemple, pour le premier trimestre 2017 (du 1er janvier au 31 mars), les tarifs de rachat sont les suivants :

Tarifs de rachat de l’électricité

Type de l’installation totale Puissance en Kilowatt-crête (KWc) Tarif de rachat c€/KWh (centimes d’euros par Kilowatt-heure)
Intégration au bâti 0-9 23,56
Intégration simplifiée au bâti 0-36 12,38
Non intégré au bâti 36-100 11,76
Non intégration au bâti IAB/ISB > 100 kWc < 12000 5,3

Source : Eco Infos Energies renouvelables (http://www.les-energies-renouvelables.eu/conseils/photovoltaique/tarif-rachat-electricite-photovoltaique/)

Les différentes installations se caractérisent par leur emplacement.

  • Intégration au bâti (IAB). Les panneaux se substituent à une partie de la toiture. Ce dispositif offre une étanchéité optimale.
  • Intégration simplifiée au bâti (ISB). Grâce à un système de rail, les panneaux sont placés parallèlement au plan de la toiture. L’espace libre limite le risque de surchauffe et permet un meilleur rendement.
  • Non intégré au bâti. Les panneaux sont, cette fois, installés directement sur le sol. Ils reposent sur un châssis afin de garantir une inclinaison optimale.

Le rachat de l’électricité photovoltaïque, est-ce toujours rentable ?

Le rachat de l’énergie solaire constitue l’assurance de percevoir un revenu supplémentaire tous les mois. Cela permet de rapidement rentabiliser vos panneaux photovoltaïques. Seul bémol, les tarifs proposés sont en chute libre. Plus la demande est forte, plus ils sont bas. En 2010, un producteur de panneaux pouvait, par exemple, obtenir 58 c€/kwh pour une installation intégrée au bâti et 42 c€/kwh pour une installation simplifiée. En l’espace de 7 ans, les panneaux photovoltaïques fleurissent sur le toit des maisons, des immeubles, le toit des parkings et même sur les routes vendéennes. Résultat, les prix ont baissés de plus de moitié.

A noter, la bonification de 5 à 10 % accordée, si les modules étaient d’origine européenne, a été supprimée en mars 2014.

L’autoconsommation ou l’indépendance énergétique

Au lieu de revendre l’électricité solaire, les propriétaires de panneaux peuvent opter pour l’autoconsommation. La production est consommée directement par les ménages afin de couvrir leurs propres besoins énergétiques. Cette ressource renouvelable et gratuite se révèle parfois insuffisante ou au contraire abondante. Les batteries de stockage permettent de lisser la consommation et d’éviter la panne. Sinon, il est préférable de rester raccordé au réseau national. Le fournisseur d’électricité alimente qu’en cas de nécessité le logement. Le surplus, quant à lui, n’est pas perdu, il est réinjecté dans le réseau. Au final, cette nouvelle manière de consommer l’électricité permet, tout comme le rachat des watts, d’effectuer des économies d’énergie.

L’autoconsommation est encore très peu développée en France. Le gouvernement compte bien y remédier. Le projet de loi ratifiant les deux ordonnances a été adopté par le Sénat, le 15 février dernier. Il clarifie le statut des producteurs d’énergie solaire.

Des dispositifs pour optimiser le rendement

Tapisser l’ensemble de la toiture de panneaux photovoltaïques n’a aucun intérêt dans le cadre de l’autoconsommation. Le dimensionnement des capteurs doit être proportionnel à la consommation électrique de l’habitation. Pour optimiser le rendement, il est possible d’associer l’installation solaire à des équipements domotiques. Ces objets connectés permettent entre autres de mettre en route des appareils énergivores tels que la machine à laver et le lave-vaisselle au moment où les panneaux génèrent des électrons. L’autre solution réside dans la mise en place d’une batterie de stockage. L’énergie emmagasinée permet de palier à la baisse de luminosité. Cependant, ce système reste peu employé, car onéreux.

Le chauffage électrique se met à l’heure de l’autoconsommation. Les radiateurs à inertie d’Aterno sont reliés à des panneaux solaires positionnés sur le toit ou dans le jardin. Cette énergie verte et locale permet de profiter d’un confort thermique idéal sans débourser un seul centime. Le nec plus ultra, le radiateur Aterno est ultra-basse consommation. La production d’électricité est parfaitement optimisée. Pour preuve, la brique réfractaire accumule les calories pour les restituer au fur et mesure. Ainsi même à l’arrêt, l’appareil continue de chauffer.

Les panneaux photovoltaïques, une solution rentable dans toute la France

La production d’énergie solaire dépend de la puissance de l’installation et du niveau d’ensoleillement. Toutefois, les panneaux solaires sont rentables aussi bien dans le Sud de la France que dans le Nord. L’Allemagne constitue le parfait exemple. Le pays détient le parc le plus important d’Europe. Les rendements sont certes moins élevés mais, le soleil est quand même au rendez-vous. L’hexagone se divise en quatre zones géographiques. Elles fournissent un aperçu de la production moyenne d’électricité photovoltaïque* :

carte france solaire - production moyenne d'électricité photovoltaïque

  • Le nord Est : entre 800 et 1000 kWh / kWc
  • La diagonale, qui s’étend de la Bretagne à la Haute Savoie : entre 1000 à 1100 kWh / kWc
  • Le Sud Ouest à la partie du Rhône-Alpes : entre 1100 et 1200 kWh / kWc.
  • Le Sud : entre 1200 et 1400 kWh / kWc.

Ensuite, tout va dépendre de l’orientation des panneaux. Pour capturer chaque rayon de soleil, ils se tournent plein Sud et s’inclinent à 30°C.

*Source : http://www.photovoltaique.info/Estimer-la-production.html

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