Les éoliennes offshore favorisent la biodiversité !

Une étude scientifique a été menée récemment, dans un parc des Pays-Bas, opérationnel depuis 2007, pour déterminer l’impact des éoliennes offshore sur la vie marine. Ce parc se situe à une quinzaine de kilomètres de la côte et s’étend sur 27 km². Chaque année, il permet d’alimenter 100000 foyers en électricité.

Eoliennes offshore

Eoliennes offshore

Ainsi, quatre catégories d’animaux ont été observées : les oiseaux, les poissons, les mammifères et le benthos. Les conclusions de l’étude ont été rendues les 11 et 12 octobre derniers, et il semblerait que les éoliennes, loin de déranger la faune et la flore, contribuent même à leur bien-être.

Les oiseaux

Le nombre d’oiseaux volant chaque année à proximité des éoliennes a été évalué à près de 5 millions. Il semblerait que ces derniers maîtrisent parfaitement l’art de l’évitement. En effet, ils survolent et contournent sans difficulté les éoliennes. Plus étonnant encore, le parc est devenu un lieu privilégié pour les cormorans. Ces derniers apprécient les éoliennes pour sécher leurs plumes après la pêche. C’est ainsi que l’on en observe un grand nombre, ailes déployées, sur les plateformes éoliennes.

Les poissons

Les comportements de la morue et de la sole ont été privilégiés. Ainsi, une grande concentration de morues a été observée aux abords des éoliennes. Les scientifiques l’expliquent par la présence abondante de nourriture le long des pieux des éoliennes.

L’étude n’a montré aucune incidence particulière sur le comportement des soles.

Les mammifères

L’étude s’est intéressée aux marsouins. Ils sont visiblement plus nombreux à l’intérieur du parc qu’à l’extérieur. Cela s’explique sans doute, encore une fois, par l’abondance de nourriture dans le parc, mais aussi par la tranquillité des eaux.

Le benthos

Aucun effet particulier n’a été démontré sur le benthos. Les jeunes coquillages n’arrivent à maturité qu’au bout de 5 ou 10 ans, c’est pourquoi les scientifiques manquent encore de recul pour analyser cette partie de la vie aquatique. Cela dit,  de nombreuses espèces sont présentes sur les pieux des éoliennes et sur les rochers avoisinant le parc.

Cette première étude réalisée par les plus grands instituts de recherche aux Pays-Bas démontre que l’implantation de parcs éoliens offshore, loin d’effaroucher les différentes espèces, contribue même à l’épanouissement de la vie marine.

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