L’Inde inaugure la centrale solaire la plus puissante du monde !

La résolution de l’Inde pour la nouvelle année : devenir le troisième marché de l’énergie solaire derrière la Chine et les États-Unis. Un pari audacieux, qui ne semble pas si impossible. Le géant asiatique a, en effet, inauguré, en septembre 2016, la centrale solaire la plus puissante du monde.

kamuthi solar power project

© National Geographic

150 000 foyers alimentés par la centrale électrique indienne

Le plus important fournisseur d’énergie privé d’Inde, Adani Power a ouvert les portes d’une nouvelle centrale électrique, à Kamuthi, dans l’état du Tamil Nadu, en septembre 2016. Ce vaste chantier a nécessité 8 mois de travail pour sortir de terre et un investissement de 639 millions d’euros. Composée de 10 km2 de panneaux solaires, elle constitue, au final, la centrale solaire la plus puissante du monde. Elle est en mesure de fournir du courant à un maximum de 150 000 foyers grâce à une puissance de 648 mégawatts ! Cette installation novatrice détrône ainsi la Topaz Solar Farm, en Californie, qui a une capacité de seulement 550 mégawatts.

Afin d’assurer un rendement optimal, les différents panneaux sont nettoyés, chaque jour, par un système de robots, qui carbure à l’énergie solaire.

La révolution solaire indienne

Lors de la COP21 à Paris, le gouvernement indien s’engageait à augmenter considérablement sa production d’électricité d’origine renouvelable. Il souhaitait atteindre 40 % d’énergie non fossile d’ici à 2030. L’autorité centrale de l’énergie revoit, dans son dernier rapport, à la hausse les différents pronostics. La production d’électricité renouvelable et nucléaire du pays pourrait s’élever à 57 % dès 2027 et cela sans construire une centrale à charbon supplémentaire.

Vers la fin du charbon

La qualité de l’air de l’Inde constitue un problème sanitaire majeur. L’étude de septembre 2016 de l’Organisation Mondiale de la Santé et les dernières mesures prises depuis les satellites révèlent des niveaux de pollution par les particules fines très préoccupants (PM 2.5, c’est-à-dire de 2,5 microns). New Delhi a connu encore, en novembre dernier, un pic de pollution exceptionnel. Le 4ème plus gros pollueur derrière la Chine, les États-Unis et l’Union Européenne mise, par conséquent, sur les énergies renouvelables pour endiguer ce phénomène. Mais, la tâche s’annonce ardue. Les deux tiers de l’électricité du pays proviennent des centrales à charbon. Une source d’énergie, qui contribue le plus au réchauffement climatique.

Le premier ministre, Narendra Modi, souhaite inverser la vapeur en développant les énergies solaires. Cette ressource ne demande qu’à être exploitée. Le géant asiatique profite, en effet, de 300 jours de soleil par an ! Les capacités de production sont multipliées par deux tous les ans. Le but est de parvenir à 100 mégawatts dans 5 ans. Ce tournant écologique est possible également grâce à la baisse des prix du photovoltaïque de 80 % en 6 ans. La production de l’énergie solaire est moins chère que celle issue du charbon importé. Son coût pourrait bientôt s’aligner à celui du charbon local. Autre bonne nouvelle, le marché du solaire attire de nombreux investisseurs. Le groupe japonais, SoftBank, s’est engagé à verser 20 milliards de dollars dans le projet photovoltaïque également soutenu par la firme taiwanaise, Foxconn et le groupe indien, Bharti Enterprises. Le fournisseur d’électricité français, EDF, s’est, lui, associé à la société locale, Sitac Wind Management and Development.

 

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