Les voitures électriques bientôt majoritaires ?

Le salon de l’automobile 2014 aura été l’occasion de vérifier que la course à la voiture propre perdure entre les constructeurs. Dans ce cadre, la voiture électrique, dont il est prouvé qu’elle demeure la meilleure dans ce domaine devrait avoir des perspectives d’avenir très flatteuses, mais quelques freins semblent obscurcir ce panorama.

Voiture électrique

Voitures électriques

Un soutien des pouvoirs publics sans résultat

La politique gouvernementale tend à démontrer une volonté de porter un secteur qui a du mal à s’imposer. Même avec un bonus de 10 000 euros pour le remplacement d’un diesel de plus de 13 ans, les ventes ne semblent pas exploser. Cette mesure qui prend la suite des nombreux efforts des pouvoirs publics n’a en effet pas permis d’accroître la part de marché de l’électrique, à moins de 1% dans le neuf, avec seulement 15 000 unités présentes sur les routes françaises.

Les faiblesses de l’électrique

Les raisons de cet engouement, pour le moins contenu, résident, selon le Laboratoire Transports et Environnement, dans une méconnaissance des produits de la part des automobilistes. La méconnaissance se traduit, le plus souvent, par une ignorance du prix et de l’habitabilité du véhicule, pourtant en tout point comparables avec les voitures essences. La confiance dans la technologie électrique sur les voitures est aussi en cause, surtout lorsque l’on constate que parmi ceux qui ont acquis un véhicule de ce type, la quasi majorité indique détenir aussi un véhicule thermique, non pour des raisons budgétaires uniquement mais juste au cas où…

La batterie en question

L’argument redondant est la faiblesse de l’autonomie de la batterie, qui constitue le point de freinage principal, la capacité ne dépassant pas les 150 kilomètres avec des perspectives qui ne permettent guère d’envisager une augmentation substantielle. A cela s’ajoute la durée de vie de ladite batterie, le faible recul ne permettant pas de connaitre la durée de vie de cet organe de l’automobile qui est le plus onéreux, avec près de 10000 euros, sachant que la façon d’utiliser le véhicule est aussi un paramètre prépondérant.

Perspective et atouts

Pourtant, la voiture électrique démontre dans tous les tests qu’elle demeure l’automobile propre par excellence, bien moins polluante qu’un véhicule traditionnel, avec un niveau sonore incomparable.

La communauté scientifique ne croit guère à un développement de la voiture électrique de façon importante, la souplesse des moteurs thermiques qui permettent une polyvalence d’utilisation sans commune mesure avec les précautions nécessaires pour un moteur électrique.

Le salut pourrait provenir d’une évolution de l’hybride. En effet, réunir les avantages des deux technologies semble être une option que considèrent comme viables de plus en plus de constructeurs. Avec des batteries pouvant être relayées par des moteurs thermiques en fin d’autonomie, il serait dès lors possible de bénéficier d’une voiture propre avec la sécurisation de l’essence, afin de rassurer les automobilistes.

Si la recherche en économie d’énergie semble plus intéresser le portefeuille des consommateurs, les constructeurs s’octroient tout de même les services de sociétés de conseil en ingénierie spécialisées. Elles fournissent d’ailleurs un accompagnement personnalisé aux cellules de R&D sur des projets, permettant de faire émerger des idées qui pourraient révolutionner le secteur.

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